La gestion des droits numériques (DRM) fait partie de ces sujets auxquels les ingénieurs de diffusion sont souvent confrontés à un stade avancé d'un projet — généralement lorsqu'un partenaire de contenu ou une plateforme l'exige et que l'équipe doit se démener pour la mettre en place. Ce guide a pour but de vous fournir des bases solides avant que ce moment n'arrive.
Le paysage DRM
Il existe trois grands systèmes DRM largement utilisés pour le streaming : Widevine (Google, utilisé sur Android et Chrome), FairPlay (Apple, utilisé sur iOS, macOS et Apple TV) et PlayReady (Microsoft, utilisé sur Windows et Xbox). La plupart des contenus premium nécessitent la prise en charge des trois — c'est ce qu'on appelle le multi-DRM.
Fonctionnement du DRM
De manière générale, le DRM fonctionne en chiffrant votre contenu vidéo et en exigeant une licence provenant d’un serveur de licences avant qu’un lecteur puisse le déchiffrer et le lire. La licence contient les clés de déchiffrement et les règles d’utilisation (durée de location, limites de téléchargement, etc.). Le lecteur communique avec le serveur de licences à l’aide d’un protocole spécifique à chaque système DRM.
CPIX et gestion des clés
La norme CPIX (Protection du contenu Information Exchange) définit la manière dont les clés de chiffrement sont échangées entre votre système de packaging et vos serveurs de licences DRM. L'utilisation d'un système de gestion des clés conforme à la norme CPIX simplifie considérablement le déploiement du multi-DRM.
Erreurs courantes de mise en œuvre
Les erreurs de mise en œuvre DRM les plus courantes que nous observons sont les suivantes : utilisation de la même clé pour tous les contenus (ce qui rend la rotation des clés impossible), absence de mise en œuvre d'une authentification des licences par jeton (ce qui permet le partage de licences) et absence de tests sur tous les appareils cibles avant le lancement (le comportement des DRM varie considérablement d'une plateforme à l'autre).











